jeudi 11 avril 2013

5 avril : Passage de la frontière malaisienne

Nous avons quitté l'île pour arriver à Hat Yai, dernière étape en Thaïlande : Quelle ville abominable ! Nous sommes pourtant obligés d'y passer la nuit car il n'y a plus de train aujourd'hui et c'est le moyen de transport choisi (42 baths contre 500 pour le bus !)...
Le lendemain, nous découvrons la charmante petite gare, à l'ancienne, avec les vendeuses de fruits et boissons qui tirent leur charette de quai en quai, au fil des arrivées annoncées...
Notre train est des plus sommaires : banquettes en bois pendant 5 heures... mais quel voyage merveilleux ! Les fenêtres ouvertes, nous profitons du paysage verdoyant (ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ça !) le nez au vent.
... Et pas de raffales de Kalachnikoff comme annoncé ! (certes, les gares sont gardées par des soldats mais c'est tout).
Au fur et à mesure que nous avançons vers la frontière, les femmes sont de plus en plus voilées. Leurs yeux noirs nous dévisagent : nous sommes les seuls blancs dans le train.
Le passage de la frontière est le plus simple qui soit : Aucun visa nécessaire ici, un coup de tampon nous donne le droit de rester 3 mois en Malaisie...
Nous quittons la Thaïlande sans regret finalement !
De l'autre côté, nous sommes accueillis chaleureusement par un chauffeur de taxi qui se propose de nous amener au ferry. De toutes façons, nous n'avons pas le choix : il n'y a plus de bus aujourd'hui !
Le chauffeur, Hat Yaï, bombe pour que nous attrapions le dernier bateau. Tout le long du chemin, son copain du port n'arrête pas de l'appeler pour savoir où il en est !
Nous arrivons à 16h55 pour 17h... et attendons sur l'embarcadère. Attendons. Attendons. Nous sommes seuls. La nuit tombe. Un homme nous annonce qu'il 'y a plus de ferry : Il fait noir et la police n'autorise pas le passage de nuit.
Nous voilà partis pour trouver une chambre...  quand on nous dit que finalement, il y aura un bateau ; Il suffit juste d'attendre que la police s'en aille ! (autrement, c'est l'amende pour le chauffeur : 5000 ringhits - 1750€). Nous attendons donc au bout du port que le bateau arrive...
Pas très rassurés, nous embarquons. Il fait nuit noire sur la mer ; un orage gronde au loin ; les éclairs zèbrent le ciel derrière nous ; au-dessus, le ciel est constellé d'étoiles et devant on peut apercevoir les lumières de l'île : la traversée est magique !
Nous accostons sur la partie ouest de l'île : Coral Bay. D'emblée, nous apprécions l'ambiance bon enfant de l'endroit : les restaurants (avec guirlandes de lumières qui donnent un air de fête) alternent avec les guesthouses.
Je fais la tournée des popotes... Tout est complet ! aïe ! Les filles sont tout excitées à l'idée de dormir sur la plage. Des anglais m'indiquent comment passer de l'autre côté (Est) de l'ile, sur Long Beach. Et là, miracle ! Un homme a pitié de nous et nous fait la chambre à 100 ringhits (au lieu de 250). La plage, ça ne sera pas pour ce soir...









mercredi 10 avril 2013

4 avril : Souffler à Koh Lanta

Jour après jour, nous nous sommes habitués à notre guesthouse et le temps s'est écoulé à ne rien faire... ou presque : lire (4 livres en 4 jours), jouer au frisbee au coucher du soleil, choisir ce qu'on va manger (pates ou riz, ou riz ou pates ?) et décider de la prochaine destination. Ce sera les îles Perenthian, au nord-est de la Malaisie.
Quand je regarde le site des affaires étrangères, toute la région est en rouge : interdiction d'y aller ! Tension entre les deux pays, attentats etc...
Sur les forums, rien d'alarmant cependant. Je suivrai donc mon premier plan...
Il n'en reste pas moins que l'endroit où nous sommes reste un mystère ! ... et Koh Lanta elle-même ! Les bungalows se suivent sur la plage, mais rien n'est réellement "tenu" : les propriétaires de notre guesthouse ("green garden") sont trois soeurs. Elles ont construits le "complexe" : d'un côté les bungalows pour les backpackers, de l'autre, l'hôtel avec la piscine (que nous pouvons utiliser)... mais tout est pelé ! (les arbres, les pelouses) ; le matériel tombe en ruine : les transats sont rouillés ou cassés ou les deux ; il n'y a aucune décoration et l'amabilité est au niveau zéro (sans être malaimables pour autant). En fait, on a l'impression qu'elles s'en fichent totalement, alors qu'il suffirait de trois fois rien pour que l'endroit soit top !
Au bout de quelques jours, cependant, nous faisons partie du paysage et notre cahute sur la plage est devenue notre deuxième maison. Les filles nous aurorisent à nous servir en cuisine et elles s'autorisent des blagues.
L'île est musulmane, mais très modérée : les filles ne mettent le foulard que quand elles sortent, et on ne ressent pas cette rigidité qu'il y a au Maroc par exemple : les hommes se baladent en "jupe" traditionnelle ; on n'entend pas la mosquée... bref, la religion n'est pas trop présente.
La propreté non plus d'ailleurs ! Sur la plage, des bouteilles et toutes sortes de détritus ; et juste derrière les bungalows : des monceaux d'ordures et des égouts à ciel ouvert... C'est peut-être ce qui explique que Koh Lanta ne soit pas l'île la plus populaire ni touristique de toutes ! En tous cas, c'est tranquille : personne sur la plage la journée et tout le monde au lit à 21h !!!
Tout à fait ce qu'il nous faut !









dimanche 31 mars 2013

31 mars : Koh Lanta

Cette île au nom si évocateur chez nous n'est pas le bon choix parmi les îles thaïlandaises... Car, sous la plage : les pavés (ou les rochers) ! ... A marée basse, on est à Perros-Guirrec, pas en Thaïlande !
Je me suis vraiment loupée sur cette dernière destination (qui nous a demandé 14 heures de voyage : avion, tuk tuk, bus, taxi, bateau) mais nous sommes tellement crevés que tant pis ! On ne bouge plus ! Et puis bon, il ne faut pas exagérer, il fait quand même 40°, on squatte la piscine de l'hôtel à côté... on est pas malheureux ! Nous en profitons donc, d'autant plus que le compte à rebours a commencé...







mardi 26 mars 2013

26 mars : Danse avec les tigres

Nous avons beaucoup hésité avant d'aller au "Tiger Kingdom" , un endroit où on peut caresser des tigres.
On nous a dit que c'est hyper touristique et que les tigres sont drogués... C'est sans doute vrai mais c'était bien quand même ! Zélie n'avait pas l'âge requis pour les gros, elle est allée dans la cage des moyens. Elle a assisté au bain et a eu droit à une belle séance-photo car elle était seule avec eux. De dehors, je n'arrêtais pas de lui dire : "mais approche-toi, ça ne craint rien !", car j'étais loin, mais j'ai changé de discours une fois à quelques centimètres de la bête !





Les instructions sont draconiennes : On ne s'approche pas de la tête, on ne touche pas la tête ni les pattes, on se positionne derrière eux, pas de gestes brusques, de flash etc...
Au départ, quand on voit les photos, on se dit qu'on va prendre le gros chat dans les bras, mais finalement... non ! Au toucher, la sensation n'est pas celle d'une grosse peluche bien molle ; c'est tout le contraire ! Le poil est rêche et c'est dur, on devine la force du muscle, et on se dit que s'il se retourne, ça va être chaud !
Lila et moi avons eu le droit d'aller dans la cage des gros tigres (ces gros bébés ont moins de deux ans !). Ils étaient totalement amorphes... mais c'était tant mieux car dès qu'ils bougeaient une oreille, je n'étais pas rassurée !
Au final, ça fait de belle photos... d'une sieste avec les tigres !








24 mars bis : Le temple blanc de Chiang Raï

Lila tenait absolument à voir le Wat Hong Khun, un temple réalisé par un artiste thaïlandais. Situé à 13 kms de Chiang Raï, nous avons repris depuis la frontière dans l'autre sens un petit bus très local où une famille entière est montée. J'ai beaucoup de mal à définir quelle était la place de chacun dans cette famille : le patriarche est-il le père ou le grand-père du bébé ? A première vue, le grand-père... mais vu comment il s'en est ocupé, je pense que c'est le père. La jeune femme qui tenait le bébé était sans aucun doute la mère (inexpérimentée) mais comment celle que je prenais pour la grand-mère a-t-elle pu donner le sein et calmer le bébé ? l'enfant de 3 ans qui dort sur elle est-elle sa fille ? L'autre femme que je prenais pour sa soeur est-elle sa mère ? Je ne saurai jamais...




Nous arrivons au Temple. C'est magnifique et kitch à la fois. Tout ce blanc flatte l'oeil, tandis que les symboles dégoulinent... Je vous laisse juges... Nous accrochons un porte-bonheur à l'arbre à prières...














Ca, c'est les toilettes !

oui, oui, ca !